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La brèche
Du 20 octobre au 7 novembre 2020

Après la mort accidentelle de leur père ouvrier, Jude et Acton Diggs vivent avec leur mère dans une modeste maison d’une petite localité du Kentucky. Pour arriver à joindre les deux bouts, Jude doit travailler après ses cours. Son frère cadet, Acton, se fait intimider à l’école et se lie d’amitié avec Frayne et Hoke, deux garçons un peu plus âgés et mieux nantis, qui acceptent d’assurer sa protection en échange de travaux scolaires. Les nouveaux amis trouvent dans le sous-sol des Diggs un quartier général pour leurs activités, avec la complicité de la rebelle Jude, qui fait tourner la tête de tous les garçons. À l’initiative du « dominant » du groupe s’invente un pacte entre les garçons : pour sceller leur lien d’amitié, chacun doit renoncer à ce qu’il a de plus précieux. Face au poids des sacrifices de ses amis et ne possédant pas d’objets de grande valeur, Acton, le plus jeune et le plus fragile, se voit forcé à accomplir l’inimaginable. Quatorze ans plus tard, le temps d’une soirée, les amis se retrouvent et laissent le passé refaire surface. Que s’est-il réellement passé le jour du 17e anniversaire de Jude?

Avec LA BRÈCHE, Naomi Wallace signe un texte à la fois captivant et dérangeant, partant du corps pour parler du corps social. L’intrigue se dévoile peu à peu au fil d’une double temporalité : le drame n’est jamais là où l’on croit qu’il se trouve. Fine observatrice des moeurs contemporaines, Naomi Wallace dessine à travers son oeuvre une cartographie sensible des violences sociales et politiques qui pèsent sur l’Amérique et, plus largement, sur le monde. LA BRÈCHE, c’est une fable terrible sur l’instrumentalisation du corps féminin comme du corps ouvrier, où Naomi Wallace synthétise le tragique des inégalités de classe et de genre en quatre personnages. L’autrice y aborde les notions de dignité et de consentement — thèmes qui, à mon sens, se doivent d’être mis de l’avant actuellement — et livre au passage une charge implacable contre l’industrie pharmaceutique qui institutionnalise l’usage des drogues de synthèse, au point que ce texte a été censuré aux États-Unis par le commanditaire du théâtre où la pièce devait être créée.


Texte Naomi Wallace
Traduction Fanny Britt
Mise en scène Solène Paré
Avec Alice Dorval, Rudi Loup Duperré, François-Xavier Dufour, Gabriel Lemire, Jean-Moïse Martin, Ève Pressault et Valérie Tellos


Crédits supplémentaires et autres informations

Assistance à la mise en scène et régie : Suzanne Crocker
Scénographie et accessoires : Max-Otto Fauteux
Lumières : Julie Basse
Costumes : Ginette Noiseux
Musique : Alexander Macsween
Entraineure : Aurore Monin (Cirque Éloize)
Assistance aux costumes : Pierre-Guy Lapointe
Maquillages et coiffures : Justine Denoncourt
Perruques : Rachel Tremblay
Habilleuse : Nicole Langlois
Direction de production : Audrey Blouin
Direction technique : Alex Gendron

Rencontre avec le public
à venir

  À la carte*
Général 38$
65 ans et + 30$
30 ans et + 28$
Vendredis GO 20$ 30 ans et -

Coproduction Espace GO et Fantôme, compagnie de création


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Espace Go
4890, boul. Saint-Laurent
Billetterie : 514-845-4890

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