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Je suis William
10 à 14 ans
Du 25 au 28 mars 2021
Et si les textes de William Shakespeare étaient l’œuvre de sa sœur Margaret ? Malheureusement, en Angleterre, à la fin du 16e siècle, non seulement les femmes ne pouvaient pas jouer au théâtre, mais celles qui savaient lire et écrire étaient accusées de sorcellerie et pouvaient être condamnées au bûcher. Quand il découvre le talent de sa sœur jumelle qui, la nuit, troque ses chiffons contre la plume, William est déchiré entre son désir de la protéger et celui de faire rayonner ses textes. Les mots de la jeune fille arriveront-ils à réparer les injustices et à faire tomber les masques sociaux ?

DU THÉÂTRE MUSICAL ET FÉMINISTE
Fiction historique franchement drôle, récit touchant sur l’amour fraternel, ce spectacle nous entraîne sur les traces de ces jumeaux, tout en posant un regard contemporain sur la place des femmes dans la société, sur le chemin parcouru et celui qui reste à franchir. Les répliques affûtées font place à des chansons empruntant à la poésie de l’époque de Shakespeare et au slam d’aujourd’hui, le tout ponctué de quelques calembours et d’amusants anachronismes. Une proposition rythmée et d’une bouleversante actualité.


Texte et paroles Rébecca Déraspe
Mise en scène et scénographie Sylvain Scott
Interprétation Édith Arvisais, Simon Labelle-Ouimet et Renaud Paradis
Musique sur scène Jean-François De Bellefeuille ou Benoit Landry (en alternance)


Crédits supplémentaires et autres informations

Musique et environnement sonore Chloé Lacasse et Benoit Landry
Assistance à la mise en scène Dominique Cuerrier
Costumes Linda Brunelle
Éclairages Luc Prairie
Conseil dramaturgique Paul Lefebvre (CEAD)
Chorégraphie Monik Vincent
Maquillages François Cyr
Conception et réalisation du lustre Nathalie Trépanier
Perruques Géraldine Courchesne
Direction de production et technique Samuel Thériault
Photos François Godard

Durée 70 minutes

TARIFS – HIVER-PRINTEMPS 2021
Spectacle régulier : 17 $ (avant taxes)
Déambulatoire (Le mystérieux chemin des marionnettes) : 20 $ (avant taxes)
Spectacle intime (Depuis la grève) : 20 $ (avant taxes)
BILLETS EN VENTE DÈS L'ANNONCE DE LA RÉOUVERTURE DES SALLES

– Tarifs par personne par spectacle. Frais d’administration inclus. Taxes en sus.
– Le nombre de places disponibles est ajusté selon les règles de distanciation établies par la Direction de la santé publique.
– Les sièges sont regroupés sous forme d’îlots permettant aux membres d’un même ménage d’être assis ensemble, tout
en respectant la distance de 1,5 mètre avec les autres spectateurs : un ménage est composé de personnes vivant
à la même adresse.
– Aucun retardataire ne peut être admis.
– Les achats de billets se font uniquement en ligne ou par téléphone.
– Utilisation de billets électroniques seulement : aucun billet papier n’est émis.

Production Théâtre Le Clou


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Critique disponible
            
Critique

critique publiée en 2018

Le nom et l’œuvre de William Shakespeare sont mondialement connus, mais sa jeunesse, beaucoup moins. En 1578, à l’âge de 13 ans, le jeune William quitte l’école. L’histoire perd ensuite sa trace jusqu’à l’âge adulte. Dans Je suis William sa nouvelle pièce de théâtre musical, le Théâtre Le Clou propose sa version des événements...




Crédit photos : site web Théâtre Le Clou

À l’invitation du metteur en scène Sylvain Scott, l’auteure Rébecca Déraspe s’attaque à ce monument de la culture pour mieux parler de la place de la femme dans l’art et l’histoire. Elle invente au grand auteur britannique une sœur jumelle, qu’elle imagine le véritable esprit littéraire de la famille. Tel que l’auteure l’exprime par la voix de son narrateur : « je vais vous raconter l’histoire comme je me plais à la rêver. »

Et dans l’heure qui suit, on s’amuse en effet avec l’histoire, celle de Shakespeare, mais aussi celle qu’on écrit avec un grand H et qui n’a pas été tendre à l’égard des femmes. Car, si on s’amuse des facéties du récit, qui joue avec les rimes, l’accent québécois et les clins d’œil anachroniques, on réfléchit aussi beaucoup. À travers les difficultés et les frustrations vécues par Margaret Shakespeare, la pièce met en lumière les injustices de l’époque et celles qui perdurent aujourd’hui, peut-être plus insidieusement.

Rébecca Déraspe offre un texte brillant mêlant vérité et fiction pour parler d’amour et de la force des rêves. L’auteure, qui signe également les paroles des chansons, mise beaucoup sur l’humour, mais n’en arrive pas moins à glisser dans sa pièce de nombreuses informations historiques, par exemple l’interdiction faite aux femmes d’étudier, le fait qu’à l’époque du grand Will, les rôles féminins étaient joués par des hommes ou la situation financière de la famille Shakespeare.

Ses deux personnages principaux, William et Margaret, 13 ans, charment dès les premiers instants, non seulement grâce au talent de leurs interprètes, Édith Arvisais et Simon Labelle-Ouimet, mais aussi parce que l’auteure leur donne une belle dose d’amour fraternel et d’humanité, avec ce qu’elle charrie de contradictions! Ces jeunes Shakespeare sont mus par les mêmes passions et les mêmes peurs que les jeunes de leur âge aujourd’hui, partagent les mêmes hésitations et impulsions, et n’en sont que plus attachants.

Soutenus en direct par la musique de Chloé Lacasse et de Benoît Landry, le duo Arvisais / Labelle-Ouimet et le narrateur Renaud Paradis nous entraînent dans cette fiction historique en slamant, en chantant et en déclamant avec beaucoup de naturel. À plus d’un moment, l’amour et la flamme de leurs personnages communiquent de la scène à la salle. Édith Arvisais en particulier insuffle une vulnérabilité touchante à sa Margaret, qui brûle d’envie de corriger les injustices faites à ses contemporaines.

La mise en scène de Sylvain Scott fait honneur au texte, en laissant toute la place aux acteurs et aux problématiques soulevées par la pièce. Par petites touches, dans les décors, les costumes et la musique, la mise en scène évoque l’époque élisabéthaine sans s’empêtrer dans son carcan. Au contraire, elle se construit autour du sentiment de révolte et de la volonté de changer les choses qui animent les personnages.

Forte d’une distribution hors pair et de l’écriture fine et émouvante de Rébecca Déraspe, Je suis William propose une manière fantaisiste, et diablement drôle, d’explorer les enjeux féministes. Elle permet de voir le chemin parcouru dans la lutte pour les droits des femmes et de constater le travail qu’il reste à accomplir pour que garçons et filles puissent suivre la voie qu’ils désirent.

23-04-2018
Maison Théâtre
245, rue Ontario Est
Billetterie : 514-288-7211

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Dates antérieures (entre autres)

23-24 mai 2018 - Coups de théâtre
Du 20 février au 3 mars 2019 - Maison Théâtre
14-15-16 mars 2019 - Les Gros Becs