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Dance Me
Du 14 au 23 mars 2019, 20h supplémentaires

BJM – Les Ballets Jazz de Montréal feront de nouveau vibrer la scène du Théâtre Maisonneuve pour six représentations supplémentaires du spectacle Dance Me sur l’œuvre magistrale de Leonard Cohen.

Sous la direction artistique de Louis Robitaille, la mise en scène d'Eric Jean et l’impulsion lumineuse des 14 interprètes, trois chorégraphes internationaux – Andonis Foniadakis, Annabelle Lopez Ochoa et Ihsan Rustem – évoquent en « cinq saisons » les grands cycles de l’existence tels que les a dépeints Leonard Cohen dans son œuvre. Et sa poésie de revivre ainsi sur scène au pas de la danse.


Idéation Louis Robitaille
Dramaturgie et mise en scène Eric Jean
Chorégraphie Andonis Foniadakis, Annabelle Lopez Ochoa, Ihsan Rustem


Crédits supplémentaires et autres informations

Direction musicale Martin Léon
Conception musicale Alexis Dumais
Conception scénographie Pierre-Etienne Locas
Direction technique scénographie Alexandre Brunet
Conception lumières Cédric Delorme-Bouchard et Simon Beetschen
Conception vidéo HUB Studio - Gonzalo Soldi, Thomas Payette, Jeremy Fassio
Conception des costumes Philippe Dubuc
Réalisation des costumes Anne-Marie Veevaete
Assistance mise en scène Elsa Posnic
Régie sonore Guy Fortin
Photo © Thierry du Bois

Durée 1h20
14-15-16, 21-22-23 mars 2018

Première mondiale 5 décembre 2017, Danse Danse, Montréal, Québec, Canada

Tarifs à partir de 40$

Rencontre post-spectacle avec les artistes
Vendredi 15 mars 2019
Vendredi 22 mars 2019

Production Les Ballets Jazz de Montréal
Coprésentation Danse Danse

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Critique disponible
            
Critique

Un peu plus d’un an après le décès de Leonard Cohen, les hommages à ce grand artiste continuent de se multiplier. Parmi les plus attendus, mentionnons le spectacle Dance me, des Ballets Jazz de Montréal, qui marque à la fois le 375e anniversaire de Montréal, les 45 ans des BJM et les 20 ans de Danse Danse. Avec l’exposition Une brèche en toute chose au Musée d’art contemporain de Montréal, le spectacle Dance me fait partie des projets autorisés par Cohen de son vivant.


Photo promotionnelle - crédit photo : Marc Montplaisir

Trois chorégraphes internationaux – Adonis Foniadakis, Annabelle Lopez Ochoa et Ishan Rustem – ont été réquisitionnés pour mettre en mouvements 34 morceaux choisis de la poésie et des chansons de Cohen. Sans rien enlever à la qualité de ces créateurs, on peut se questionner sur la pertinence de faire appel à des artistes grecs, belgo-colombiens et britanniques pour rendre hommage à un artiste montréalais de naissance et de cœur. En effet, le rythme incessant du spectacle et la virtuosité exacerbée des danseurs font en sorte que l’on peine à retrouver l’ambiance contemplative et brute propre aux œuvres de Cohen. Les danseurs des BJM multiplient les prouesses techniques dans des chorégraphies de groupes énergiques. La soliste Céline Cassonne se démarque particulièrement à chacune de ses interventions. Mais paradoxalement, les moments les plus forts du spectacle sont ceux où la danse est peu – voire pas – présente, alors que So Long, Marianne et Hallelujah, deux des chansons les plus connues de Leonard Cohen, sont sobrement interprétées a capella par deux chanteurs. À cet effet, Martin Léon a fait un travail magistral pour «remasteriser» les chansons sans en altérer l’essence. Pour les besoins des chorégraphies, il a dû adapter les finales des morceaux et en retravailler le tempo. La délicatesse avec laquelle il s’est approprié la musique de Cohen donne l’impression au public qu’il a affaire à la musique originale.

La présence fantomatique de l’artiste traverse le spectacle comme un leitmotiv, alors que les interprètes déambulent avec le chapeau caractéristique du chanteur sur leur tête. Des bâtons utilisés dans certaines danses sexualisent à outrance certains passages des textes de Cohen sans rien ajouter d’intéressant à la chorégraphie. Les danseurs semblent même encombrés à plusieurs moments par ces accessoires. Toutefois, le recours aux nouvelles technologies permet de beaux effets, notamment en ce qui a trait à la scénographie. La lumière permet de découper l’espace de différentes manières, afin de changer rapidement d’atmosphère pour chacune des chansons de Cohen. Sur un écran, des projections montrent des corps qui chutent du ciel au ralenti, offrant un joli contrepoint à l’hyperactivité des mouvements chorégraphiques. Alors que les mises en scène d’Éric Jean au théâtre sont habituellement nuancées et bien réfléchies, le travail qu’il fait pour Dance me aplanit la profondeur des textes de Cohen tout en mettant en place une atmosphère aseptisée où les clichés abondent.

Considérant que les BJM ont acquis l’exclusivité de l’œuvre de Cohen dans les arts vivants et circassiens pendant cinq ans, il est déplorable que l’œuvre qu’ils proposent soit aussi déconnectée de l’univers de l’artiste. Dance me nous amène à penser que la flamboyance et la virtuosité des BJM s’accolent peut-être mal avec le caractère brut de l’univers de Cohen.

09-12-2017
 

Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts
Place des Arts
Billetterie : 514-842-2112 - placedesarts.com

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Dates antérieures (entre autres)

Du 5 au 9 décembre 2017, 20h, supplémentaire samedi 9 décembre 15h - Place des Arts