Premier ActePremier Acte
870, rue Salaberry, bureau 112
Québec, Québec, G1R 2T9
Téléphone : 418-694-9656
Billetech : 418-643-8131
www.premieracte.ca
Historique du théâtre

À l'affiche cette saison, 2009-2010
(pour les autres saisons, voir les Archives -
les détails de la saison peuvent changer sans préavis)

Premier Acte

Agrandir le plan

Voici un aperçu de la saison 2010-2011

Du 21 septembre au 9 octobre 2010
La fanfare
Théâtre du temps qui s'arrête de Lucien Ratio
Un soldat atteint du syndrome de stress post-traumatique rentre chez lui après deux ans passés dans un pays en guerre. Hanté par les horreurs qu'il a vécues là-bas, il s'évade en écrivant des textes de chansons. De retour chez son père, il tente tant bien que mal de se retrouver dans un monde qu'il ne reconnaît plus. Toutefois sa rencontre avec un chanteur et ses musiciens redonnera un nouveau sens à sa vie.

Du 19 octobre au 6 novembre 2010
Le cardignan de Gloira Esteban
Le ptit luxe - compagnie de théâtre de Joelle Bond
Fanny, trompée par son amoureux et déçue dans ses ambitions artistiques, aboutit dans la bibliothèque de la polyvalente Paul-Poisson à Québec pour mieux oublier ses souffrances montréalaises. Marthe, la bibliothécaire aguerrie, doit laisser partir la vie dont elle n’a pas profité. Paul, le professeur d’éducation physique romantique, cherche désespérément l’amour. Patrik, l’ancien copain de Fanny, cherche un compromis entre son vedettariat et son amour pour elle. Marcel, le neveu de Marthe, cherche à chanter des chansons de Vilains Pingouins.

Du 9 au 13 novembre 2010
La Jeune Fille et la mort
Présenté à la salle Multi de Méduse. En codiffusion avec Recto-Verso
Une vieille salle de classe a été aménagée au milieu de débris. Les spectateurs sont invités à une lecture commentée autour d’un manuel scolaire bricolé à partir des «Premiers matériaux pour une théorie de la Jeune-Fille» du collectif Tiqqun.

Du 16 au 20 novembre 2010
Extrémités
le théâtre Le Foyer de William Mastrosimone
Trois colocataires partagent une maison éloignée. Un agresseur survient alors que l’une d’entre elle est seule à la maison. Malgré sa fâcheuse position, elle réussit à prendre le dessus sur son assaillant. C’est alors que les rôles s’inversent. Les deux autres occupantes de la maison arrivent tour à tour et les trois femmes tentent désespérément de sortir de cette impasse.

Du 23 novembre au 4 décembre 2010
...et autre effets secondaires
Des miettes dans la caboche
Bienvenue dans le monde de Benoît, un sans-abri souffrant de délires psychotiques, ayant fuit le monde pour un crime dont il ne garde aucun souvenir. Il sait qu’il a besoin d’un pardon pour avancer, mais à qui le demander? Est-il encore possible pour lui de l’obtenir? Il décide de revivre en compagnie d’amis imaginaires, quelques moments de sa vie qui le mèneront jusqu’au fameux 18 mai, date qui le hante littéralement. Il revoit les instants marquants de son enfance et les répercussions que sa maladie a entraînées dans sa famille et autour de lui. Au cœur de cette histoire, une question reste; Quel est donc cet événement qui a bouleversé l’équilibre fragile que chacun avait réussi à maintenir jusqu’ici avec sa famille, mais aussi avec lui-même?

Du 18 janvier au 5 février 2011
Kukipik
Le Soucide collectif | Texte collectif
Ce que vous y trouverez ?... Sûrement une délicate, palpitante et résistante humanité, cette émouvante petite chose qui se fait écrapoutir de tous bords mais qui, au détour d’une musique tellurique ou d’un rai de lumière silencieux, nous laisse voir son refus de disparaître… et nous assure avec une tranquillité maternelle qu’elle ne nous laissera jamais tout seuls. Parce que le trash s’arrête là où le cœur humain commence.

Du 15 février au 5 mars 2011
6h30
Le projet Un | Texte collectif
Trois personnages, trois quotidiens. Une mère de famille comblée mais épuisée, une jeune célibataire effrayée par le monde extérieur et un homme seul aux fantasmes particuliers. Rien d’extraordinaire. Un éloge à la vie quotidienne, à l’ordinaire, à la routine…et au sublime qui s’en dégage.

Du 15 au 26 mars 2011
La mélodie entre la vie et la mort
Sushi (poisse/son/mort) de Jocelyn Pelletier
Dans une esthétique minimaliste, nous sommes plongés au coeur d’un jeune couple en crise, Hank et Félicité, qui tente d’aller recoller les morceaux dans une maison retirée en forêt. C’est un point de non-retour pour le couple, une dernière chance. Dans cette forêt maudite se trouve un homme étrange et hostile, Mark, qui viendra faire exploser ce qui reste de leur fragile union en ayant une relation pour le moins dérangeante avec Félicité. Dans ce triangle amoureux malsain, et avec une horreur grandissante, chacun sera poussé dans ses derniers retranchements. C’est un spectacle où malheureusement pour les protagonistes, il n’y a pas d’issues. C’est à un huis clos minimaliste qui flirte avec l’horreur et le fantastique que nous vous invitons…

Du 12 au 30 avril 2011
Domino
L'ancre rouge d'Érika Soucy
Domino, ce sont deux enfants mal élevés qu'on a laissés pour compte dans un univers silencieux et froid et qui veulent à tout prix foutre le camp pour un monde meilleur. Un monde normal où l'amour et les mots ne sont plus des tabous.

* tiré du site Internet de Premier Acte

++++++

Hors-série
Du 1er au 12 septembre 2009, 20h
Dans la cour intérieure du Conservatoire d'art dramatique - 31 rue Mont-Carmel
Autour de ma pierre il ne fera pas nuit
Texte de Fabrice Melquiot
Mise en scène : Steve Gagnon
Assistance mise en scène : Amélie Dubé
Interprète : Jean-Michel Déry, Eliot Laprise, Jean-Michel Girouard, Marianne Marceau, Claudianne Ruelland et Réjean Vallée

" IVAN : (…) Moi je ne veux pas qu'on me mette en terre, directement je veux dire, je veux du béton armé dans les murs de ma tombe, et de la faïence, les motifs arabes j'aime bien. Je veux qu'on allume des bougies, qu'on ne laissera jamais s'éteindre. "
Naples. Sombre. Fleuve. Belvédère. La nuit, ils détroussent les morts, ils se travestissent, ils se prostituent, ils fument des cigarettes, ils font l'amour dehors, sur les collines. Le jour, ils ont peur. Ils cherchent. L'amour. Des sensations. Sa femme morte. La Suisse. Une Cadillac avec Elvis dedans. Et ils font des rêves. Ils rêvent. C'est ça. Ils rêvent.
Dehors, les personnages prennent vie entourés des plus vieux remparts de la ville, desquels ils pourraient être prisonniers. Tout près, on a le fleuve qui contient ses lumières. En arrière-plan, une vieille église sur laquelle on a l'impression de pouvoir marcher, et des pierres. De la pierre. Des vestiges d'on ne sait quoi, mais qui nous indiquent que des gens sont passés par là et qu'il reste probablement, au milieu de ces pierres-là, des traces de doigts, de sang, de crachat, de bouche, de pieds, de sueur.
Nous ferons sortir des pierres, tout le mouvement qu'elles contiennent, toute cette volonté d'être propulsées ailleurs. Le public, mobile, est amené à le découvrir, intimement, dans une ambiance de nuit, de feu et de murmures.

Scénographie : Élyane Martel
Musique : Émilie Clepper

Une production Le Théâtre Jésus, Shakespeare et Caroline

________________________________

Du 15 au 26 septembre 2009, 20h
...et autres effets secondaires
Texte : Création collective
Mise en scène : Marie-Josée Bastien
Interprète : Jean-Pierre Cloutier, Matthew Fournier, Marc Auger Gosselin, Catherine Hugues, Joëlle Bourdon, Jean-Philip Debien, Myriam Huard, Hubert Bolduc, Lorie Caron et Stéphanie Perreault

La schizophrénie, qui signifie littéralement " esprit divisé ", se définit comme une perte de contact avec la réalité. Ce n'est pas une maladie de l'âme, ni un manque de volonté, ni un problème de dédoublement de la personnalité mais bien un défaut de certains circuits neuronaux du cerveau. Il en découle une invalidité, un handicap et, malheureusement, une stigmatisation causée par la méconnaissance du public. Le malade est conscient de la réalité, mais la fuit dans la sienne.

Le spectateur entre dans le monde de Benoît, un sans-abri souffrant de délires psychotiques, qui a fui le monde extérieur pour un crime dont il ne garde aucun souvenir. Il sait qu'il a besoin d'un pardon pour continuer à avancer, mais à qui le demander ? Est-il encore possible pour lui de l'obtenir ? Il décide de revivre, en compagnie d'amis imaginaires, les meilleurs et les pires moments de sa courte vie qui le mèneront jusqu'au fameux 18 mai, date qui le hante. Il reverra les instants marquants de son enfance et les répercussions de sa maladie sur sa famille et son entourage.

Au cœur de cette histoire qui se déroule sur plus d'une décennie, une question demeure : quel est donc cet événement qui a bouleversé l'équilibre fragile que Benoît avait réussi à maintenir jusqu'ici avec sa famille, mais aussi avec lui-même?

Assistance à la mise en scène : Jean-Michel Girouard
Scénographie : Valérie Cantin
Costumes : Daphnée Lemieux-Boivin
Éclairages : Louis-Marie Lavoie
Recherche Musicale: Marie-Josée Bastien et Jean-Pierre Cloutier
Conception sonore : Josué Beaucage

Une production Des miettes dans la caboche

________________________________

Du 6 au 24 octobre 2009, 20h
Les Arbres
Texte d'Édith Patenaude, avec la collaboration de Krystel Descary
Mise en scène de Krystel Descary et d'Édith Patenaude
Avec Krystel Descary, Jean-René Moisan, Édith Patenaude et Guillaume Boisbriand

Deux sœurs sont confrontées à une série de pertes et d'abandons qui les plongent soudainement dans un univers blanc, sans repères, où elles tentent de s'accrocher à divers troncs : l'une part dans un pays encore plus enneigé que le nôtre, tandis que l'autre s'approprie la maison de leurs ancêtres. Toutes deux enserrées dans des forêts différentes, accompagnées d'hommes différents, les sœurs tournent autour d'un même pôle. Malgré leur distance, elles se croisent et s'éloignent dans une tentative effrénée d'arriver à s'enraciner.

Les Arbres s'interroge avec finesse et légèreté sur la complexité de la vérité ; Sur le fait que l'on se cache infiniment de choses à soi-même et que nous sommes notre plus grand danger ; Que d'aller vers un autre peut nous guider vers soi, mais aussi avoir l'effet inverse ; Que l'humain est régulièrement lâche, mais qu'il porte en lui, encore aujourd'hui, un espoir qui continue de briller.

Investissant complètement l'espace de Premier Acte, Pour le moment transformera le théâtre en un univers enveloppant, brumeux et lumineux. Croisement atypique entre la manipulation organique des matières premières et l'exploration libre des outils technologiques contemporains, Les Arbres émerge tel un objet théâtral étonnant de singularité. Simple, inventif et fascinant.

Scénographie : Marie-Renée Bourget-Harvey
Environnement sonore : Philip Larouche

Une production Pour le moment

________________________________

Du 10 au 28 novembre 2009, 20h
La réforme Pinocchio
Texte : Création collective des Fleurs
Mise en scène de Jean-Michel Déry
Avec Benoît Cliche, Israël Gamache, Éliot Laprise, Jean-René Moisan et Lucien Ratio

Après des années de crise dans une société qui pourrait être la nôtre, rien ne va plus. L'État perd graduellement de son pouvoir et de son emprise sur la population : les jeunes adhèrent de moins en moins aux valeurs qui leur sont transmises. Mais à qui la faute?

Dans leur grande clairvoyance, les hautes sphères dirigeantes décident de s'attaquer à ce qui lui semble être " la source du problème ", soit l'éducation ou, plus précisément, l'influence de certains individus qui ne sont pas sous leur contrôle absolu : les Fictifs. Certains d'entre eux deviennent alors la cible de l'État qui soutient que ces individus, bercés dans un monde illusoire et d'une infâme utopie depuis leur tendre enfance, ont une influence néfaste sur la population. Pour combattre ce fléau, le régime en place lancera la Grande Campagne de Rétablissement de l'Ordre qu'elle nommera Réforme Pinocchio. Mais qu'est-ce que cette fameuse Réforme et quels en seront les véritables impacts?

Les Fleurs présentent leur toute première création sous la forme d'un conte moderne sans scrupules, à l'humour acide et vindicatif !

Scénographie : Marie-Renée Bourget-Harvey

Une production Les Fleurs

________________________________

Du 19 janvier au 6 février 2010, 20h
Route
Texte de Thomas Gionet-Lavigne
Mise en scène Hugo Lavigne
Interprétation : Thomas Gionet-Lavigne

Route, c'est l'histoire d'un homme qui va à San Francisco, afin de retrouver le manuscrit d'une pièce inédite que Jack Kerouak aurait écrit. C'est l'histoire d'un homme qui fuit dans l'Amérique-poésie des années 50, en remettant sa vie et ses valeurs en question. C'est l'histoire d'une femme, une certaine Kate Murray, qui a été la première femme de Kerouak et qui a tout donné pour qu'il écrive. C'est l'histoire de la beat generation et de la contre culture. C'est l'histoire d'une bande de jeunes qui se refusent à une vie normale, convenue et prévue. C'est l'histoire de San Francisco et de l'Océan Pacifique, du Golden Gate Bridge et de la Route 66. C'est l'histoire de la revendication de l'imaginaire, de la poésie et du rêve. C'est l'histoire d'un voyage, ailleurs, dans une autre époque. C'est l'histoire des soirées de spoken words, du free jazz, de la fumée nocturne et des odeurs d'alcool. C'est l'histoire d'une ville et de ses rues en pente, du soleil du matin et du bleu de la mer. C'est l'histoire d'une mère et d'un fils inséparables. C'est l'histoire d'un amour qui a été et qui n'est plus. C'est l'histoire d'une fuite dans la nuit et dans le temps. L'histoire d'un monde qui n'existe plus et de gens qui ne sont plus là. C'est l'histoire d'un homme sur une route, à la recherche du passé et du présent, des autres et de lui-même.

Une production Compagnie Thomas

________________________________

Du 16 février au 6 mars 2010, 20h
Barbe Bleue et la maison dans la forêt s'est allumée
Texte : création collective des Écornifleuses
Mise en scène Olivier Lépine
Interprétation : Laurie-Ève Gagnon, Marie-Hélène Lalande, Joanie Lehoux, Valérie Marquis, Édith Patenaude, Alexandrine Warren et d'autres comédiens à confirmer

Barbe Bleue, homme riche et inquiétant, marié à sept reprises et veuf autant de fois, cherche une nouvelle épouse. Une voisine éloignée le tente, mais elle le craint. Barbe Bleue l'invite, accompagnée de ses amis, à festoyer chez lui pour huit jours d'amusements ininterrompus, d'excès et de luxure. Le tourbillon des plaisirs enivre la belle jusqu'au mariage. Mais tandis que chacun est amolli par autant de débauche, l'impensable arrive : la porte est ouverte, la clé échappée, la désobéissance découverte, et l'horreur est commise par Barbe Bleue, enragé, devant les convives pétrifiés de terreur. Une nouvelle ronde peut être dansée, celle désarticulée des spectateurs du sordide, de ceux qui n'ont pas agi, pour passer de l'oppressante culpabilité à l'apaisante déresponsabilisation.

Après le succès de Cinq filles avec la même robe, les Écornifleuses invitent à nouveau le public à assister à une fête théâtrale. Les spectateurs sont conviés à participer aux festivités somptueuses organisées par Barbe Bleue : le temps d'une soirée, le théâtre prendra des allures d'événement où tous les plaisirs seront à votre portée.
Mais attention.
À la frontière de l'extase, l'angoisse se terre et attend son heure.

Scénographie : Sébastien Dionne
Conception sonore : Philip Larouche
Conseiller scénographique : Harold Rhéaume

Une production Les Écornifleuses

________________________________

Du 9 au 13 mars 2010, 20h - à la salle Multi de Méduse, 541, Saint-Vallier Est
L'Homme-Foule

Le coin d'une rue. 12 secondes d'attentes avant de traverser.
12 tableaux : un pour chaque seconde. Variations sur un même thème : la rencontre de l'Individu et de la Foule.

L'Homme-Foule, c'est un voyage dans l'univers du détail, le portrait fantaisiste d'une fraction de quotidien, le jeu des perceptions. Ce sont des performeurs venus de maints horizons (musique, électroacoustique, sculpture, théâtre, vidéo et d'autres encore) mis en scène parmi un bordel organisé d'objets. Sur scène, les membres de cet orchestre éclectique s'affairent à construire et à manipuler, devant eux, un espace vierge de sens, afin de développer une simultanéité de réalités, traitant de part et d'autre d'une même situation donnée. L'Homme-Foule, c'est une sculpture fragmentée et en métamorphose, un travail de performance rythmé, explorant les sous-thèmes de l'enjeu principal : soi versus la société.

Présenté en co-diffusion avec Recto-Verso

Une production Théâtre Rude Ingénérie

________________________________

Du 16 mars au 3 avril 2010, 20h
Bang!?
Texte création collective
Idée originale : Matthew Fournier
Mise en scène : Michel Nadeau
Avec Jean-Pierre Cloutier, Matthew Fournier, Marie-Hélène Gendreau et Martin Perreault

L'équipe de rêve était formée d'abord et avant tout de trois bons amis : un réalisateur, un comédien et une comédienne. Les deux comédiens s'étaient rencontrés durant leur Conservatoire ; tantôt amis, tantôt amoureux, leur histoire n'avait jamais été simple. De l'idéation jusqu'au tournage, tout le monde avait mis la main à la pâte pour concevoir ce court-métrage. Aujourd'hui, on complète le tournage. La comédienne menace son partenaire avec un fusil. On ne tourne la scène qu'une seule fois. Elle tire, il s'effondre ; panique sur le plateau. Face contre sol, baignant dans son sang, le comédien ne se relève pas.

Que s'est-il passé? Pourquoi le fusil était-il véritablement chargé ? Pourtant, le réalisateur avait bien vérifié l'arme avant de l'emprunter à son frère. Est-ce un meurtre, un accident, une mauvaise farce qui a mal tourné? Qui aurait chargé le fusil? La comédienne? Un des techniciens? Le comédien lui-même? Étrangement, plus on s'y attarde, plus l'histoire même du court-métrage laisse sous-entendre des réponses à toutes ces questions. On ne peut pas nier les étranges croisements entre la fiction et la réalité.

Dans une structure déconstruite, du présent au passé, de la réalité aux images tournées, appuyée par de multiples procédés de projection vidéo, cette pièce ne vise pas du tout le style " intrigue policière ". L'histoire va bien au-delà de ça. Les relations des personnages et leur passé ont beaucoup plus à raconter qu'une simple histoire de " Clue ".

Scénographie : Daphnée Lemieux-Boivin
Conception vidéo : Matthew Fournier

Une production Théâtre?

________________________________

Du 6 au 10 avril 2010, 20h
Simon a toujours aimé danser
Co-mise en scène, scénographie, conception des éclairages et interprétation : Simon Boulerice
Co-mise en scène de Sarah Berthiaume

À 12 ans, Simon, à l'Église de Saint-Rémi, parvient à effectuer la stupéfiante prouesse de muer live, en plein cœur d'un solo chanté. Sa voix s'étrangle devant la foule pieuse. C'est assez pour lui pour ne plus croire en Dieu, et s'en remettre à son deuxième don divin : la danse.
La pièce raconte le passé de Simon. Enfant, il veut chanter, mais il n'a pas la voix adéquate ; il veut danser, mais on l'inscrit dans une ligue de hockey. En suivant le parcours intérieur de cet enfant ayant grandi un peu mal, on nous parle de l'importance de persister dans notre plus grand travail d'homme : nous trouver beau. Trouver ce qui nous distingue des autres.

Simon a toujours aimé danser dresse un pont entre les nobélisés de littérature et les films guimauves de Walt Disney, entre la musique de discothèque et celle d'église, entre un adulte riant de lui-même et son enfance de déceptions. Ici, Mozart et Nijinski côtoient Whitney Houston et Susan Sarandon. Et un petit garçon, dans tout ça, qui tente éperdument de se démarquer, et qui espère, un jour, léguer ses passions à un enfant qui, sans doute, ne viendra pas.

Régie : Tania Pervo-Viau

Une production Abat-Jour Théâtre

________________________________

Du 20 avril au 1er mai 2010, 20h
Trans(e)
Conception et mise en scène de Christian Lapointe
Avec Maryse Lapierre et Christian Lapointe

Peu importe | Le nom que j'aurai | Jamais je ne me maquillerai | Mon crâne | Verra le soleil | Chaque jour | Je le raserai de près | Cette image | Dont tu veux me pourvoir | Ne me sied pas | Cette image | Tu ne peux | Et ne pourras jamais | En témoigner | Ce n'est qu'après t'avoir | Tout à fait mis de côté | Que je pourrai me reconnaître | Et ainsi me faire | Comme je dois être.

Trans(e) est le soliloque d'un individu transgenre, le corps à mi-chemin entre celui de l'homme et la femme. Un shemale comme on dit en anglais. Le public est témoin du dialogue intérieur entre les tensions mâles et femelles qui se tissent au sein de cet individu. Le shemale se démembre, morceau par morceau, au centre d'un dépotoir gigantesque, offrant ses réflexions entre l'arrachement des fragments des deux sexes qui le composent.

Le transsexualisme n'est pas une réalité nouvelle. Comme figure symbolique de l'humanité entière, le transgenre en apparaît l'icône la plus complète. Paradoxalement, il transcende et brise toute image préconçue de l'être humain au sens traditionnel.

Trans(e) est le troisième et dernier volet du Cycle théâtre de la disparition, de Christian Lapointe.

Direction de création et direction d’acteurs : Kevin McCoy
Scénographie : Amélie Trépanier

Une production du Théâtre Les exilés

 

Retour À l'affiche - Accueil