Théâtre La Chapelle

À l'affiche cette saison, 2010-2011
(pour les autres saisons, voir les Archives -
les détails de la saison peuvent changer sans préavis)
Du 7 au 18 septembre 2010, 20h
Tout se pète la gueule, chérie (danse)
Concept et direction Frédérick Gravel
Création et interprétation Stéphane Boucher, Nicolas Cantin, Dave St-Pierre, Frédérick Gravel
Le désarroi du mâle contemporain, c’est comme une bouteille de bière flat.
Le faune, le cowboy, l'animal, le guitariste, le danseur… La figure masculine se fissure. Ses points d’appui se dérobent. Déséquilibrée, la brute s’ébranle et chute.
Casquette, lunettes noires, guitare, bottes de cowboy et bière. Ses attributs sont dérisoires. Sa bestialité est désormais vulnérable, ses élans vains, ses muscles inutiles, sa chute inévitable. Voire émouvante. Une gorgée de bière, un coup de bassin, une goutte de sueur, un muscle qui se relâche : l’état de grâce de la débandade.
Il ne lui reste plus qu’à reculer.
Ce n’est pas un spectacle trash, c’est juste un peu lousse.
Gravel et ses acolytes font partie de la même génération d’artistes issus de nos écoles et universités, diplômés en danse, en théâtre ou en musique, tous plus ou moins polyvalents. Cette fois-ci, les performeurs associés à ce projet ont tous leurs propres productions, explorations et expériences de création en tant que directeurs. Un projet de patrons quoi. Le GAG est un collectif temporaire et variable de personnalités actives dans le processus de création, réunies pour « créer beaucoup, essayer abondamment, s’obstiner énormément » et (se) donner du plaisir. Intelligemment.
Musique Stéphane Boucher et Frédérick Gravel Dramaturgie Katya Montaignac
Lumière Alexandre Pilon-Guay
Sonorisation Louis Carpentier
Répétitrice Jamie Wright
Conseil artistique Ivana Milicevic, Lucie Vigneault, Jamie Wright, Hugo Gravel, Anne Lebeau
Une présentation de La Chapelle
Une production de Frédérick Gravel
Une coproduction du Festival TransAmériques et des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine St-Denis
Avec le soutien de Steptext Dance Project et la Place des Arts
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Du 23 septembre au 2 octobre 2010, 20h
Mobycool (théâtre performance et musique)
Texte et mise en scène Anne-Marie Guilmaine
Avec Claudine Robillard, Alexis Lefebvre, Pierre-Antoine Lasnier, Ariane Boulet
Tomber amoureuse d’une mascotte n’est pas si improbable. Pas plus en tout cas que d’être pris en otage par les ancêtres d’une Chinoise blonde. Et si le roller derby n’est qu’un prétexte pour assouvir les rages perfectionnistes du chandail 1990, la cabine téléphonique du Palais Montcalm peut être le lieu insolite où l'on joue son destin. Dans ces moments-là, plonger la tête dans son frigo de marque MOBYCOOL dernier modèle semble d’une incontestable pertinence. Patchwork d’observations sur les Amériques du point de vue lucide et mordant de la génération Y, ce texte écrit dans l’urgence lance pourtant un appel à la douceur. Dans la forme performative développée par la compagnie montréalaise Système Kangourou, MOBYCOOL propose une expérience de théâtre interdisciplinaire où la prise de parole joue du coude avec l’image dans un chaotique détournement des kitchs américains et des codes artistiques. Réflexion sur la société de consommation, l’obsession du plaisir et la perte du symbolique, ce slideshow décapant sur les Amériques amalgame l’univers des rock stars à celui des machines à laver.
Composition Jean-François Charron
Interprétation de la musique Jean-François Charron, Etienne Dupré
Dramaturgie Mélanie Dumont
Scénographie et lumière Jonathan Nadeau
Conseil scénique et direction de production Claudine Robillard
Conseil chorégraphique Brianna Lombardo
Une création de Système Kangourou
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Du 5 au 9 octobre 2010, 20h
Crowning Glory (théâtre d'ombres et d'objets)
Texte et mise en scène Sylvain Diamand, Colette Garrigan
Interprétation Colette Garrigan
Jeu d’enfant… Une coiffeuse passe de l’autre côté du miroir, elle retrace les pas d’une petite fille. Elle raconte son histoire. La petite fille est comme un pion, elle a envie d’être Reine. C’est une enfant qui veut grandir et trouver sa place, sa place dans le monde des adultes. Être Reine est possible, il s’agit de suivre les règles du jeu, c’est comme une partie d’échecs, une grande partie qui se joue dans le salon de coiffure de la vie. On commence par prendre un rendez-vous, après c’est le shampooing… Puis on passe de la coupe à la coloration et ça continue… Quand on pense que c’est fini, la coiffeuse nous montre son œuvre dans un miroir. « Ça vous plaît ? » Puis on sort son chéquier afin de devenir Reine!
La compagnie AKSELERE a été fondée en 1999 par Colette Garrigan et Franck Bourget au Plate St-Leu à l’ÎIe de la Réunion, puis s’est installée en Normandie en 2007. Spécialisée dans les arts de la marionnette, la compagnie a créé Après la pluie en 1999, Cent ans dans la forêt en 2002, puis Sleeping Beauty en 2004, qui a connu un succès international, en Europe, en Amérique et en Australie. Colette Garrigan est née à Liverpool de parents irlandais; elle a étudié les arts visuels et la scénographie avant d’obtenir son diplôme de l’École Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières en 1993. Crowning Glory est sa toute dernière création, soutenue par la Direction régionale des affaires culturelles, le Conseil régional et le Département de la Basse Normandie.
Scénographie Sylvain Diamand
Arts plastiques Jonas Delhaye
Couture Géraldine Maamar Dine
Chapeaux Hizzy
Lumière Laurent Filo
Environnement sonore Jeff Gondek
Conseil artistique Joanne Foley, Robin Frédéric
Collaboration à la dramaturgie Marja Nykanen, Claude Lapointe
Collaboration artistique Sarah De Foresta, Johanna Saalov
Une coprésentation de La Chapelle et de Casteliers
Une production de la compagnie Akselere
Une coproduction l’Espace Jean Vilar d’IFS et du Théâtre Jeune Public de Strasbourg
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Du 15 au 23 octobre 2010
The Flood Thereafter (théâtre)
Texte en anglais / Text In English
Texte Sarah Berthiaume
Traduction Nadine Desrochers
Mise en scène Emma Tibaldo
Avec Catherine Colvey, Felicia Schulman et 4 autres acteurs
The Flood Thereafter is a twisted fairytale set in a tidal pool of a fishing village on the Lower St-Laurence. It tells the story of June, daughter of Grace, the owner of the local restaurant, who cursed the small community and drove away the women of the village. Now, when June strips at Bar Émotion the men weep helplessly. But June tires of carrying the fishermen's burdens. When the trucker Denis appears, he breaks the spell holding back a tide.
Talisman Theatre is an award-winning Montreal-based production company specializing in English-language premieres of contemporary Quebecois plays. Since 2005, they have been drawn to raw takes on poetic subjects in trashy settings. Talisman's previous productions include: That Woman, Down Dangerous Passes Road, winner of the Prix de la critique for Best English Production, and 2009's stunning, Rock, Paper, Jackknife....
Le bas du fleuve, dans sa beauté humide, et le beige de ses maisons-mobiles. Un village où des hommes, autrefois pêcheurs, ont choisi de rester sur la grève pour froncer les sourcils et aimer une fille à la beauté improbable, dont le corps nu les fait pleurer soir après soir, sous le grésillement des néons roses. Puis, le vrombissement d’un moteur. Un camion dans le parking. Un homme qui descend pour commander une bière. Et le déluge. Mais seulement après.
Lyne Paquette et Emma Tibaldo se sont rencontrées à l'École nationale de théâtre du Canada où elles ont travaillé sur des productions étudiantes. En 2005, elles ont fondé Talisman Theatre. Leur créneau est de présenter, en premières montréalaises, des œuvres québécoises francophones en anglais. Les réalisations antérieures de Talisman Theatre sont : That Woman, Down Dangerous Passes Road — récipiendaire du Prix de la critique 2008 pour la meilleure production anglophone –, et en 2009, la saisissante production Rock, Paper, Jackknife...
Mouvement Rasili Botz
Scénographie Lyne Paquette
Costumes Fruzsina Lànyi
Lumière David Perreault Ninacs
Environnement sonore Michael Leon
15, 16, 19 oct 2010 à 20h
20 oct à 13h30 et 20h
21, 22 oct à 20h
23 oct à 15h et 20h
Une présentation et une production de Talisman Theatre
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Du 2 au 6 novembre 2010, 20h
Concerto pour clavecin et chainsaw (théâtre musique)
Conception et interprétation Eric Robidoux
Musique et interprétation Martin Robidoux
Des artistes invitées
Un cochon
Ceux qui seront là
C’est une patente, une performance, l’idée d'un spectacle incongru, malséant, éclectique et intransigeant. Un cloaque immonde des bas-fonds moraux ou intellectuels. Une liberté rigoriste, fragile et audacieuse pour laquelle il faut être courageux. L’étrangeté captivante de l’animal, de la bête qui est dans l’homme… Empreint de mélancolie et de soubresauts, Concerto pour clavecin et chainsaw célèbre la beauté, le silence, la poésie, la danse et la musique. C’est un raid artistique. Se scalper tous pour voir en dedans. Se saouler de vertige et de brise céleste. Une tentative d’apprivoiser la mort… Un lieu de toutes les manifestations!
Aimé Césaire soutenait au cours des années cinquante, qu’il n’y a que la poésie et l’art pour faire face aux formes de violence exercées par les pouvoirs impériaux et colonisateurs, et il incitait à y avoir recours comme acte de résistance. Éric Robidoux a complété sa formation de comédien à l’École nationale de théâtre du Canada en 2005. Depuis, il a autant travaillé en danse qu’en théâtre. On lui connaît une grande fougue créatrice, mise à contribution dans des collaborations avec Estelle Clareton, Christian Lapointe, Robert Lepage, Jérémie Niel, et Dave St-Pierre, pour ne nommer que celles-là. Concerto pour clavecin et chainsaw est son premier acte de résistance…
Une présentation de La Chapelle
Une production d’Éric Robidoux
Créée en résidence à La Chapelle
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Du 9 au 20 novembre 2010, 20h
Gravel Works (danse)
Concept et direction Frédérick Gravel
Création et interprétation Ivana Milicevic, Eric Robidoux, Lucie Vigneault, Jamie Wright, Frédérick Gravel, Francis Ducharme
Et les musiciens Stéphane Boucher Et Hugo Gravel
Gravel Works, musique live et chorégraphie, est un présentoir d’humeurs, d’humour, d’états de corps, de chansons pop, de personnalités et d’impertinences sympathiques. Intégrale d’une œuvre à géométrie élastique commencée en 2006 et proposée depuis à la carte ou au menu, elle met en scène les « bons coups » de la danse contemporaine entre virtuosité brute et coexistence des genres artistiques. Cultivant le paradoxe et l’ironie, l’air de ne pas y toucher, le maître d’œuvre Frédérick Gravel, commentateur lucide, retourne le spectacle comme un gant et révèle la « traçabilité » du processus artistique. Complice du spectateur, il fait un pied de nez aux avant-gardes de tout poil, aux chasses gardées des élites. Avec désinvolture, il sort des territoires assignés à la culture populaire et à celle de l’establishment, et les fait s’acoquiner. De haut en bas ou de bas en haut : pour la tête, le cœur et le sexe — ensemble ou séparément.
Gravel et ses acolytes font partie de la même génération d’artistes issus de nos écoles et universités, diplômés en danse, en théâtre ou en musique, tous plus ou moins polyvalents. On les a vus, entre autres, avec les chorégraphes Dave St-Pierre (F. Gravel, Robidoux, Ducharme), Daniel Léveillé (Milicevic), José Navas (Wright), Roger Sinha et Marie Chouinard (Vigneault), avec les groupes musicaux Basta (Boucher), The Ease Down (H. Gravel). Le GAG est un collectif temporaire et variable de personnalités actives dans le processus de création, réunies pour « créer beaucoup, essayer abondamment, s’obstiner énormément » et (se) donner du plaisir. Intelligemment.
Dramaturgie Katya Montaignac
Lumière Alexandre Pilon-Guay
Sonorisation Louis Carpentier
Répétitrice Anne Lebeau
Une présentation de La Chapelle
Une production de Grouped’ArtGravelArtGroup
En collaboration avec le Festival TransAmériques et Tangente
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Du 30 novembre au 3 décembre 2010, 20h, 4 décembre 15h et 20h
Cendres (théâtre)
Librement adapté du roman d’Atiq Rahimi, Terre et cendres
Adaptation et mise en scène Jérémie Niel
Avec Marc Beaupré, Pascal Contamine, Raoul Fortier-Mercier, Bernard Meney, Georges Molnar, Igor Ovadis, Yves Trudel
Abandonné par les hommes et les dieux, le vieil homme avance encore, mais lentement, et en silence. Accompagné de son petit-fils, il va apprendre à son fils qui travaille à la mine, qu’au village tous sont morts. Cendres raconte l’histoire d’une quête que des humains se créent pour tenter de trouver des sens là où ils se font trop rares; une errance parmi d’autres. Adapté par Jérémie Niel, le roman Terre et Cendres de l’Afghan Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008, devient à la scène Cendres, une œuvre tragique et pure, qui fait résonner les mots dans l’espace vide du théâtre et du monde. Pour ce spectacle, Jérémie Niel travaille avec le cinéaste Denis Côté, dont le film Carcasses a été présenté au Festival de Cannes en 2009. Ensemble, ils établissent un dialogue esthétique entre scène et écran qui révèle les intériorités, terrifiantes de vacuité, des hommes perdus sur un plateau trop exposé. Après son succès au Festival TransAmériques en 2010, Cendres est adapté à La Chapelle, entre les murs de laquelle le vertige prend tout son sens.
Pétrus est dirigé par Jérémie Niel et crée des œuvres scéniques contemporaines. Pétrus est obsédé par des thèmes qui le hantent à chaque création : la vaine recherche d’une direction dans un monde athée, la complexité de l’humain révélée par cette errance. Pétrus cherche à développer une écriture scénique singulière. On a pu voir, respectivement en 2004 et 2007, La campagne de Martin Crimp et Son visage soudain exprimant de l’intérêt d’après Kroetz et Ducros. En 2008, Pétrus devenait compagnie en résidence permanente à La Chapelle. Depuis, il y a présenté Tentatives de Jérémie Niel et, en coproduction avec Abé Carré Cé Carré, Chroniques, un regroupement de trois pièces d’Emmanuel Schwartz. Au FTA 2010, il proposait Cendres, son projet le plus ambitieux.
Cinéaste Denis Côté
Scénographie Simon Guilbault
Costumes Fruzsina Lànyi
Lumière Régis Guyonnet
Conception sonore Alexandre St-Onge
Une présentation de La Chapelle
Une production de Pétrus
Une coproduction du Festival TransAmériques et de La Chapelle
Avec le soutien de la Fondation Cole
Créée en résidence à La Chapelle
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Du 14 au 18 décembre 2010, 20h
The Silicone Diaries (théâtre)
Text in English / Texte en anglais
Texte et interprétation Nina Arsenault
Mise en scène Brendan Healy
The Silicone Diaries is a full, frank and fierce exploration of the contradictions associated with the quest for beauty, balanced by an intimate and spiritual account of Arsenault’s adventures in plastic surgery. According to Arsenault, “Beauty is something some women are lucky to be born with. Beauty is supposed to be natural, but if you weren't lucky enough to be born with it then you're called superficial for pursuing it.” This is the variable for her exploration, as she seeks to define the perceived difference between “inner and outer beauty, realness and fakeness." Along the way, Arsenault proves an engaging raconteur chronicling everything from life as a web cam girl to black market injections, and a "Crying Game-style" collision with rocker Tommy Lee.
Nina Arsenault came to prominence as a columnist for Fab Magazine. Her widely-read column documented her transitioning and laid the foundation for her future performance work. The script for the production of The Silicone Diaries will be published in an anthology of queer plays by Borealis Press. In 2009, Arsenault sold out Canadian queer festivals, We’re Funny That Way, Buddies’ Sexy Pride and Halifax’s Queer Acts Festival with her hilarious solo I Was Barbie. Arsenault’s television appearances have included The Jon Dore Show (Comedy Network), Kink (Showcase), Train 48 (Global) and Fashion Television. Across Canada through her many appearances, articles and performances, Arsenault is garnering accolades and exposure as a unique Canadian artist.
The Silicone Diaries est une exploration franche et féroce des contradictions issues de la quête de beauté, l’histoire des aventures intimes et spirituelles d’Arsenault dans le monde de la chirurgie plastique. Selon elle, « Certaines femmes ont la chance de naître belles. La beauté devrait être naturelle, mais si tu n’as pas eu la chance de naître belle et que tu veux le devenir, tu es perçue comme étant superficielle. » Voilà le point de départ de son exploration. Elle tente de définir la différence entre « la beauté intérieure et la beauté extérieure, le vrai et le faux. » Tout au long du spectacle, Arsenault, narratrice attachante, raconte sa vie, de la « webcam girl », aux injections sur le marché noir, en passant par une confrontation du style « Crying Game » avec le chanteur rock Tommy Lee.
Nina Arsenault a acquis une certaine célébrité en tant que chroniqueuse pour le magazine Fab. Sa très prisée chronique The Silicone Diaries documentait sa transformation et jeta les bases de son travail performatif. Le texte du spectacle The Silicone Diaries sera publié dans un recueil de pièces queer par Borealis Press. En 2009, Arsenault faisait salle comble dans plusieurs festivals gais et lesbiens canadiens, dont We’re Funny That Way, Buddies’ Sexy Pride et Halifax’s Queer Acts Festival, avec son désopilant solo intitulé I Was Barbie. Elle a fait plusieurs apparitions à la télévision notamment dans The Jon Dore Show (Comedy Network), Kink (Showcase), Train 48 (Global) et Fashion Television. Grâce à ses nombreuses apparitions, ses performances et à ses nombreux articles, Arsenault est dorénavant reconnue comme étant une artiste canadienne unique.
Dramaturgie Judith Rudakoff
Scénographie et lumière Trevor Schwellnus
Environnement sonore Richard Feren
Vidéo Nicolas A. Greenland
Une présentation de La Chapelle
Une production de Buddies In Bad Times Theatre
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Du 18 au 29 janvier 2011, 20h
Beauté, chaleur et mort (théâtre)
Conception et interprétation Nini Bélanger et Pascal Brullemans
« Le monde, y en ont rien à crisser que ma fille soit morte, pis c’est normal. Moi, dans ‘vie, tout ce que j’ai de besoin, c’est que le monde m’aime, pis que ça soit l’fun, that’s it. Pas d’aller souffrir sur scène. Chus pas un ostie de personnage! »
Docu-fiction retraçant la naissance et la mort d’un enfant, Beauté, chaleur et mort fait l’autopsie d’un couple plongé dans l’abîme du deuil. Poème viscéral dédié à ceux qui furent frappés par la foudre et qui se sont réveillés, un beau jour, au milieu des débris de leur vie, étonnés d’être toujours vivants. Ce spectacle est une pièce de résilience, une preuve d’amour, une chanson militante. En fait, il est tout à la fois : récit, témoignage, humour et questionnement... Et tout ça, pour dresser l’inventaire de ce que nous sommes devenus.
Projet MÛ est une compagnie de création théâtrale fondée en 2006 par Nini Bélanger. La compagnie privilégie un fonctionnement par cycles qui lui permet d’explorer sur une plus longue période un sujet, un auteur ou un mode de production. Après avoir conclu un premier cycle avec la pièce Endormi(e), présentée la saison dernière à La Chapelle, la compagnie inaugure avec Beauté, chaleur et mort son nouveau cycle portant cette fois sur la perte et le deuil.
Scénographie et accessoires Julie Vallée-Léger
Lumière David-Alexandre Chabot
Environnement sonore Nicolas Letarte
Une présentation et une production de Projet MÛ
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Du 2 au 5 février 2011, 20h
Tartare (danse)
Direction artistique Marie-Gabrielle Ménard
Chorégraphie Manon Oligny
Avec Geneviève Bolla, Emilie Gratton, Marie-Gabrielle Ménard
Après le phénoménal succès de son spectacle Warning, signé par l’inclassable créateur Dave St-Pierre, MANDALA SITÙ est de retour à La Chapelle afin de présenter Tartare, un trio chorégraphique créé par la pétillante et sensuelle Manon Oligny. L’œuvre, qui s’avère plutôt relevée, est inspirée du mythe de Diane, déesse de la chasse et de la lune, et se veut une ode à la cruelle et mystérieuse beauté des femmes. Dans un univers à la fois mythique et contemporain défilent des femmes mi-animales, mi-humaines, célébrant la chair. Affamées, ces voraces prédatrices règnent et traquent sans pitié. Pourtant, à l’abri des regards, ces redoutables créatures perdent parfois le contrôle et tremblent, jusqu'à en faiblir...
MANDALA SITÙ se définit comme étant un laboratoire destiné aux chorégraphes chevronnés et audacieux qui désirent explorer une piste artistique en marge de la démarche chorégraphique pour laquelle ils sont reconnus. La compagnie souhaite promouvoir le talent exceptionnel de ses interprètes en produisant des spectacles hybrides de danse contemporaine, articulés autour de la thématique du féminin. Établie à Montréal depuis 2006, MANDALA SITÙ est une compagnie atypique, dédiée à l'interprétation de la danse contemporaine, née de l'urgence de danser de ses cofondatrices Marie-Gabrielle Ménard et Mélanie Haché, toutes deux diplômées de LADMMI. Constituée d’interprètes féminines, MANDALA SITÙ base son travail sur la commande d’œuvres. Depuis sa fondation, les interprètes ont eu l’opportunité de travailler avec des chorégraphes inspirés tels que Marie-Pascale Bélanger (L’œil du Pigeon - 2006), Dave St-Pierre (Warning - 2008) et Manon Oligny (Tartare - 2011). Les créations de l’audacieuse compagnie sont souvent provocantes, parfois choquantes, assurément bouleversantes. MANDALA SITÙ a su se positionner grâce à sa signature unique, caractérisée par le dynamisme des spectacles qu’elle initie, par son rapport interactif avec le public et par son souci du visuel scénique.
Scénographie Mandala Sitù
Maquillage Mandala Sitù
Lumière Anne-Marie Rodrigue Lecours
Répétitrice Anne-Marie Jourdenais
Une présentation et une production de Mandala Sitù
Une coproducton du Village en Chanson de Petite-Vallée
En collaboration avec Circuit-Est Centre Chorégraphique et Louise Lapierre Danse
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Du 8 au 11 février 2011, 20h
Tanya Tagaq Trio (chant de gorge inuit)
Chant Tanya Tagaq
Violon Jesse Zubot
Batterie Jean Martin
Dès les premières notes, la musique authentique de Tanya Tagaq prouve qu’elle est une artiste au style unique. Elle mêle aux chants de gorge inuit, issus de sa culture musicale, une musique orchestrale, primitive, ou hip hop. Si ces styles sont rarement associés, ils le sont avec Tanya Tagaq.
Une coprésentation de La Chapelle et des Filles Électriques
Une production de Tanya Tagaq
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12-13 février 2011, 20h
Concert Carte blanche (musique)
Lewis Furey
Avec cette carte blanche, Lewis Furey, artiste majeur de toutes les générations et de toutes les disciplines, met en scène sa fougue, son talent, sa folie. Deux soirs, l'auteur / compositeur / interprète/metteur en scène / réalisateur transforme la scène de La Chapelle en espace de liberté où tout peut arriver.
Une présentation de La Chapelle
Une production de Lewis Furey
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Du 22 au 26 février 2011, 20h
Duras Show (théâtre danse vidéo)
Mise en scène Lucas Jolly, Steeve Dumais
Avec Steeve Dumais, Lucas Jolly, Elinore Fuetter, Patrick Lamothe, Carole Nadeau, Jacqueline Van De Geer
La première chose dont on s’est parlé c’est de notre amour de Duras. On s’est dit: « On fera un show ». Pourquoi pas Le Duras Show. Y mettre tout Duras. Comme si on la déterrait pour la placer sur la scène. Elle est là. Elle se montre, égarée dans la chambre des miroirs de son mythe. Face à face avec elle-même. Face à face avec ses personnages. Face à face avec nous. Une performance sur l’alcool, l’écriture, l’amour, l’absence de Dieu. Un show total Duras.
Fondée par Steeve Dumais et Lucas Jolly en 1999, La Compagnie Mobile Home élabore des spectacles multidisciplinaires tant dans l’espace urbain qu’en salle, selon la teneur des projets. La Compagnie Mobile Home développe des structures de spectacles hybrides et non conventionnels, se rapprochant de l’installation, de la performance, autant que du théâtre de rue ou du cabaret surréaliste. Elle tente d’y révéler l’ambiguïté des apparences, l’animalité inassumée, le travestissement du réel, la nécessité du jeu et de la folie.
Chorégraphie Alain Francoeur
Scénographie Steeve Dumais Et Lucas Jolly
Lumière Michel Fordin
Son Thierry Collins
Vidéo Gennaro De Pasquale
Une présentation et une production de La Compagnie Mobile Home
Créée en résidence à La Chapelle
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Du 8 au 26 mars 2011, 20h
Le 20 novembre (théâtre)
Texte Lars Norén
Mise en scène Brigitte Haentjens
Avec Christian Lapointe
Au lendemain d’une fusillade en Allemagne, Lars Norén écrit un monologue percutant. L’auteur puise à même le journal intime laissé par le jeune homme de 18 ans qui s’est enlevé la vie après avoir ouvert le feu sur les professeurs et les élèves de son ancienne école. 1 heure et 12 minutes avant le massacre, le garçon se fait entendre. Dans un mélange de haine, de fragilité, de lucidité et de désespoir, il raconte l’insoutenable mal-être qui l’habite, dont la ligne de faille révèle un malaise social infiniment plus profond. Nous serions tous complices d’un système froid et sans pitié pour les individus qui ne cadrent pas, traités en bannis, en exclus, en ratés, au point de pousser certains à bout comme Sebastian Bosse. Personne n’est innocent dans ce théâtre de la comparution. Le verdict tombe, accablant, mais il en découle une prise de conscience immédiate et nécessaire.
Sous la bannière de Sibyllines, compagnie fondée en 1997, Brigitte Haentjens en découd avec la facilité et les idées reçues. Au fil des auteurs convoqués sur le plateau de théâtre, parmi lesquels figurent Koltès, Müller, Duras, Kane et Büchner, la metteure en scène a su défendre un art profond, rigoureux, ciselé, composé de couches multiples traversant l’espace comme les corps. Blasté, Woyzeck et Douleur exquise, pour ne nommer que ses spectacles les plus récents, en témoignent impérieusement. Ils disent aussi à quel point sa pratique est en phase avec le monde, avec les êtres, talonnant sans relâche les maux qui les dévastent. Pour ce nouveau projet, Brigitte Haentjens a fait appel à Christian Lapointe, engagé de plain-pied lui aussi dans son art et dans son temps. Parions que leur collaboration explosive transformera la scène en une zone de tension et d’intensité.
Assistance à la mise en scène Marie-Hélène Dufort
Dramaturgie Mélanie Dumont
Scénographie Anick La Bissonnière
Costume Yso
Maquillage et coiffure Angelo Barsetti
Lumière Claude Cournoyer
Une création de Sibyllines
Mise en scène de Brigitte Haentjens
Avec Christian Lapointe
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Du 29 mars au 2 avril 2011, 20h
Les creux d'un rêve (théâtre danse musique)
Textes Sabrina Reeves
Mise en scène Sabrina Reeves
Choreographie Elijah Brown, Sandrine Lafond et Bluemouth Inc.
Musique David Usher, Fred St-Gelais, Jonathan Gallivan, Kevin Young
Avec Elijah Brown, Tony Chong, Jonathan Gallivan, Matt Holland, Paul Hopkins, Sandrine Lafond, Margaret Mcbrearty, Sabrina Reeves, Fred St-Gelais, David Usher, Lucie Vigneault, Kevin Young
Lumière Julie-Anne Parenteau-Comfort
Ceci est LE party d'appartement montréalais que vous ne voulez pas manquer. Ceci est un hybride bilingue: concert rock, pièce de théâtre, spectacle de danse, party.
Ceci est 14 artistes venant de différents milieux qui se rassemblent au moment où ils sont au sommet de leur carrière.
Ceci est un événement, c'est une installation, c'est un "show".
Ceci embrouille les limites entre les disciplines, entre le contenu et la forme, entre le spectacle et l'événement.
Après un succès retentissant à La Chapelle en mai 2010, le théâtre reprend Les creux d’un rêve cette saison. Vénérant toujours l’illogisme de l’inconscient et un dégoût sain pour l’arrogance de l’égo, la directrice artistique Sabrina Reeves encourage les collaborations qui provoquent l’imprévisibilité dans ses projets. Depuis dix ans, elle est codirectrice artistique du collectif de performances Bluemouth inc., reconnu pour ses créations de performances multidisciplinaires.
Costumes Noémi Poulin
Décors Lyne Paquette
Vidéo Cameron Davis, Bluemouth Inc., Sabrina Reeves
Environnement sonore Richard Windeyer
Traduction Geneviève St-Louis et Sandrine Lafond
Une présentation et une production de Fée Fatale
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Du 19 au 30 avril 2011
Patinoire (cirque)
Direction artistique Les 7 Doigts De La Main
Conception et interprétation Patrick Léonard
Mise en scène Nicolas Cantin
Chorégraphie Howard Richard
Patrick Léonard
Un public
Deux grenouilles
Des clous
Un ukulélé
Du divertissement
Un soupçon de désespoir et de vulnérabilité
Un corps qui craque
Une veste jaune, une chaise noire
Du rire et des larmes
Entre l'acrobatie et le théâtre, entre la danse et la musique, Patinoire joue dans les sables (é)mouvants de la fragilité, du joyeux désespoir qui nous habite. Fanfare pour homme seul, cirque d'infortune, usine à blagues, jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour aimer et être aimé ?
Le nom de la compagnie traduit le lien étroit unissant des parties distinctes, les amenant à se mouvoir en harmonie pour atteindre un objectif commun. Ainsi sont les sept cofondateurs de la compagnie, qui, combinant leur personnalité, leurs talents et leurs expériences, poursuivent la même visée artistique, avec la dextérité et la charmante maladresse d’une inhabituelle main à sept doigts. Depuis maintenant huit ans, Les 7 doigts de la main apposent leur empreinte créative et originale sur chacune de leurs créations, qui sont autant d’aventures humaines.
19, 20, 21, 22 avril 2011 à 20h
23 avril à 15h et 20h
26, 27, 28, 29 avril à 20h
30 avril à 15h et 20h
Une présentation de La Chapelle
Une production des 7 doigts de la main en collaboration avec La Chapelle
Créée en résidence à La Chapelle
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Du 10 au 21 mai 2011, 20h
Des feux dans la nuit (danse)
Chorégraphie et direction artistique Marie Chouinard
Musique Rober Racine
Avec Manuel Roque
Marie Chouinard chorégraphie pour la première fois un solo pour homme : Des feux dans la nuit. Elle crée avec cette œuvre de 55 minutes des variations intenses et troublantes sur la virilité. Énergique et doux, tourmenté et serein, ce nouveau solo exhale, à l’instar de ses œuvres précédentes, un puissant instinct de vie. Construite à partir de La Musique des mots de Rober Racine, l’œuvre se déploie dans l’espace comme une traversée dans l’intimité et la fragilité de l’homme. Appuyée par une partition jouée live au piano, Marie Chouinard décrypte un à un les méandres de l’univers masculin et propose un condensé de vie dénudé de tout artifice, ouvert sur le monde. Une danse qui fait la part belle à l’inconscient et au privé, à l’inavouable et à l’inavoué. Une danse où le silence entre les gestes trahit une force infiniment bienveillante.
De 1978 à 1990, Marie Chouinard, évoluant seule sur toutes les scènes du monde, crée et interprète 50 chorégraphies solos, actions-performances, œuvres vocales, installations et films. En 1990, elle fonde la Compagnie Marie Chouinard, qui a depuis présenté plus de 1000 spectacles à travers le monde, dans les plus grands théâtres et les plus prestigieux festivals internationaux. Ses spectacles sont entre autres coproduits par La Biennale de Venise, le Théâtre de la Ville à Paris, ainsi qu'au Canada par le Festival TransAmériques et le Centre National des Arts. Marie Chouinard signe les scénographies et les éclairages de ses chorégraphies et en réalise les photographies. Elle a été nommée Officier de l'Ordre du Canada en 2007. Elle a reçu plusieurs prix soulignant sa contribution au monde de la danse et des arts : en 2006, le Grand Prix du Conseil des Arts de Montréal ; en 2003, le Prix du Gouverneur Général du Canada pour les arts de la scène et en 2000, un Bessie Award à New York.
Costume et maquillage Vandal
Lumière Axel Morgenthaler
Une présentation de La Chapelle
Une production de la compagnie Marie Chouinard
Créée au festival Tanzwochen Wien, Vienne, Autriche, 1999