Théâtre du Rideau Vert
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Bureau administratif
355, rue Gilford
Montréal, Québec, H2T 1M6
Téléphone : 514-845-0267
Fax : 514-845-0712
Billetterie : 514-844-1793
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Historique du théâtre
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À l'affiche cette saison, 2010-2011
(pour les autres saisons, voir les Archives -
les détails de la saison peuvent changer sans préavis)


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Théâtre du Rideau Vert

Du 14 septembre au 16 octobre 2010
Vassa
Texte de Maxime Gorki
Traduction Anne-Catherine Lebeau
Mise en scène et adaptation Alexandre Marine
Avec Sylvie Drapeau, Jean-François Casabonne, Catherine De Léan, Marc Paquet, Hubert Proulx, Roger Léger, Évelyne Brochu, Geneviève Schmidt, Émilie Gilbert

Mère et femme d’affaires, Vassa Geleznova a repris en main le commerce familial et cherche à éviter la ruine, prête à tout pour s’en sortir. Elle navigue avec détermination à travers les intrigues et les rapports de force de ses proches, garde son sang-froid devant son fils infirme rongé par la jalousie et supporte les agissements discutables de l’oncle Prokhor, son frère, qui noie son existence dans l’alcool. Pendant que son mari agonise, chacun spécule sur la part d’héritage qui lui permettra de refaire sa vie ailleurs.

Au cœur de la Russie prérévolutionnaire, dans les environs de 1910, la future veuve lutte pour imposer sa façon de faire pour la suite des choses. Démontrant une tendresse inconditionnelle envers ses protégés, forte et perspicace, Vassa reste une mère avant tout, celle auprès de qui on cherche conseil et réconfort. Avec la complicité de son homme de confiance, l’intendant Mikhaïl, elle cherche à se débarrasser des individus qu’elle juge inaptes et médiocres. Ce drame de Gorki peut sembler dur pour une œuvre écrite au début du XXe siècle, mais il correspond cependant à la réalité d’un monde contemporain où encore trop de décisions sont prises pour des raisons économiques, au détriment des humains.

Père d’une œuvre gigantesque inspirée essentiellement par une Russie en pleine mutation, l'auteur Maxime Gorki (1868-1936) incarne les espoirs et les révoltes de son époque. Autodidacte, il gagne sa vie seul dès son enfance et exerce mille métiers avant de devenir un phénomène littéraire. Il aime dépeindre des personnages aux natures fortes, passionnées et indépendantes. On lui doit des nouvelles, des romans et des pièces de théâtre qu’il a écrites encouragé par Tchekhov et Stanislavski, deux grands hommes du théâtre soviétique.

Assistance à la mise en scène Maria Monakhova

Production Théâtre du Rideau Vert

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Du 2 novembre au 4 décembre 2010
Treize à table
Texte de Marc-Gilbert Sauvajon
Mise en scène Alain Zouvi
Avec Linda Sorgini, Carl Béchard, Karine Belly, Frédéric Desager,Évelyne Rompré, Normand Carrière, Guillaume Champoux

À la veille de Noël, Madeleine et Antoine Villardier font l'inventaire des cadeaux qu’ils ont choisis pour leurs invités. Tout est prêt pour le réveillon entre amis quand soudain... Malédiction! Madeleine réalise qu’elle a un invité en trop ou qu’il lui en faut un nouveau, sinon ils seront treize à table. Pour conjurer le sort, elle cherche éperdument une solution, en sauvegardant les bons usages. Elle s’évertue à trouver un invité ou à en décommander un, mais chaque fois qu’elle pense avoir réussi, le hasard chambarde ses plans. Survient inopinément une volcanique romancière sud-américaine née à Shanghai... L’intrigue de ce boulevard contient tous les ingrédients pour une soirée divertissante au théâtre : traits d’humour, idées fixes, mensonges et désir. La veille de Noël, une hôtesse superstitieuse se retrouve face à face avec une ancienne flamme de son mari qui menace de tout faire sauter pour se venger d’avoir été larguée. Combien d’invités y aura-t-il finalement à table au réveillon des Villardier?

Si ce boulevard écrit par Marc-Gilbert Sauvajon il y a plus de 50 ans s’est inscrit au répertoire, il le doit à sa mécanique impeccable et à sa vivacité dramatique exemplaire. Treize à table est fréquemment reprise et a été reconnue par la critique comme une comédie d’une grande qualité avec ses dialogues pétillants comme le champagne dont s’abreuvent sans modération les convives des Villardier en cette veille de la Nativité. Dans un style plein de vivacité qui ne perd jamais l’humain dans la mécanique théâtrale, le metteur en scène Alain Zouvi met en valeur un art particulier qui nécessite abattage, vérité, contrôle. Avec des comédiens expérimentés comme Linda Sorgini, Carl Béchard, Frédéric Desager, Évelyne Rompré, Karine Belly, Normand Carrière et Guillaume Champoux, le rire sera au rendez-vous car la comédie parisienne Treize à table exige précision, virtuosité et métier.

Assistance à la mise en scène Pascale D'Haese

Une production du Théâtre du Rideau Vert

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Dès le 30 novembre 2010
2010 revue et corrigée
Présentée au Théâtre Outremont
Texte collectif
Mise en scène Yvon Bilodeau
Script-édition Yvon Bilodeau et Nathalie Lecompte
Avec Véronique Claveau, Marie-Michelle Garon, Martin Héroux, Benoit Paquette, Marc St-Martin, Tammy Verge

2010 est derrière nous, rions un bon coup!

Jetons un coup d’œil dans le rétroviseur de l’actualité avec la revue fantaisiste à laquelle le public du Théâtre du Rideau Vert assiste chaque année avec un plaisir renouvelé. Les sujets marquants de l’actualité culturelle, sociale et politique sont revisités par des artistes aux multiples talents. Devenue un incontournable, la revue de l’année est l’œuvre d’une équipe qui vous présente, en chair et en os, un spectacle exubérant avec des sketches désopilants et des imitations époustouflantes, le tout à un rythme d’enfer. Pas de tabou, pas de censure, mais pas de méchanceté gratuite. On se moque carrément, on caricature, on parodie, on ironise, bref, on s’amuse!

Assistance à la mise en scène Stéphanie Raymond

Une production du Théâtre du Rideau Vert

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Du 11 au 22 janvier 2011
Le Pillowman
Texte de Martin McDonagh
Traduction Fanny Britt
Mise en scène de Denis Bernard
Avec Antoine Bertrand, Frédéric Blanchette, David Boutin, Daniel Gadouas, Audrey Rancourt-Lessard

Dans un État totalitaire, un jeune auteur est arrêté et détenu pour interrogatoire par deux policiers. On s’intéresse à ses écrits car, étrangement, ce qu’il a mis sur papier semble prendre forme dans la réalité. Et, bien que jamais publiées, son frère, demeuré dans l’enfance, semble pourtant connaître ces histoires…

Avec Le Pillowman, l’auteur anglo-irlandais Martin cDonagh explore la puissance de la création et notre besoin d’inventer et de se faire raconter des histoires. Des contes qui, bien souvent, nous plongent au plus profond de nous et dévoilent nos craintes, nos fragilités et nos contradictions. Empreinte d’une grande humanité, cette comédie noire soulève également une importante question : est-ce que l’artiste est responsable des conséquences que sa création peut avoir sur son environnement? La question est terrible et McDonagh en a fait une fable captivante dans laquelle un auteur devra peut-être choisir entre son œuvre et sa vie. « Il était une fois… » : qui aurait cru que ces simples mots avaient autant de pouvoir?

Nous n’attendions rien de moins du célèbre père de la Ligue Nationale d’Improvisation. Comé dien vif et vibrant, il était connu pour ses rôles au petit écran, notamment dans L’Héritage, Les Héritiers Duval et Marilyn. Observateur curieux des travers de la vie de ses semblables, il décide au début des années 1990 de donner vie à ses réflexions en écrivant sa drolatique trilogie La tragédie de l’homme, dont la pièce Il n’y a plus rien est issue.

C’est avec La Reine de beauté de Leenane, qui obtint un immense succès en 2001, que le Théâtre de La Manufacture faisait connaître Martin McDonagh au public québécois. Le Pillowman, créée pour la première fois en français à La Licorne à l’hiver 2009, a été acclamée tant par le public que par la critique à Montréal. L’auteur anglais a d’ailleurs reçu plusieurs récompenses pour cette pièce, tels que le prestigieux Laurence Olivier Award, prix londonien pour la meilleure nouvelle pièce, et le New York Drama Critics’ Circle Award pour la meilleure pièce étrangère. Après y avoir présenté Coma unplugged la saison dernière, c’est avec un immense plaisir que La Manufacture revient au Théâtre du Rideau Vert pour présenter Le Pillowman, cette mise en scène remarquée de Denis Bernard, réunissant une distribution éclatante.

Le Pillowman est aussi présentée au Théâtre du Bic du 25 au 27 novembre 2010, à Québec au Théâtre La Bordée du 30 novembre au 11 décembre 2010

Une production du Théâtre de La Manufacture en codiffusion avec le Théâtre du Rideau Vert

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Du 8 février au 12 mars 2011
In Extremis
Texte de WIlliam Mastrosimone
Traduction Louison Danis avec la collaboration de Roc Lafortune
Mise en scène de Jean-Guy Legault
Avec Karine Vanasse, Sébastien Gauthier, Julie Perreault, Geneviève Bélisle

Seule à la maison, Marjolaine reçoit la visite inattendue de Raoul. À leur retour, les deux colocataires de Marjolaine trouvent l’homme ligoté et blessé. Raoul s’avère un manipulateur qui tente de semer la zizanie entre les trois amies qu’il a espionnées avant de s’introduire chez elles. Une des filles fait confiance à la justice et serait d’avis qu’il faut appeler la police, mais
Marjolaine s’entête à garder Raoul prisonnier. L’agression demeure le point le plus douloureux de ce qui peut se passer entre un homme et une femme et les trois amies en ont été victimes à des degrés différents. Arriveront-elles à surmonter les conflits émotifs qui surgissent entre elles? In extremis parle de la violence entre les hommes et les femmes; c’est aussi une pièce sur les effets dévastateurs de la manipulation, sujet aujourd’hui encore plus percutant qu’au moment de sa création.

Traduite par Louison Danis avec la collaboration de Roc Lafortune, Extremities a été écrite par William Mastrosimone. Créée en 1982 off Broadway au Westside Theatre de New York, Susan Sarandon y interprétait Marjolaine, rôle repris ensuite par Farah Fawcett, sur scène et au cinéma. In extremis se situe dans la mouvance d’un théâtre américain dont les œuvres comportent des situations tendues exploitées à un rythme rapide. On y met en relief une certaine rudesse et un humour grinçant. La direction artistique du Théâtre du Rideau Vert désirait offrir à Karine Vanasse un rôle à la mesure de son talent. In extremis nous la révèlera en scène, dans la peau d’un personnage qui tranche avec les rôles qu’elle a interprétés au grand et au petit écran, qu’il s’agisse de l’épouse soumise de Séraphin, de l’aristocratique Marie-Antoinette ou de la jeune universitaire du bouleversant Polytechnique. Elle sera entourée de Sébastien Gauthier, Julie Perreault et Geneviève Bélisle. Pour ce drame psychologique prenant, les comédiens seront dirigés par Jean-Guy Legault, qui a mis en scène Ma femme c’est moi présentée en 2008-2009. Pièce à résonance sociale, In extremis soulève des questions qui ne cesseront jamais d’être pertinentes.

Assistance mise en scène : Mariflore Verronneau

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Du 29 mars au 30 avril 2011
Madame Louis 14
Texte*, mise en scène et interprétation Lorraine Pintal
* Inspiré librement de la biographie et des écrits de la marquise de Maintenon

En 1988 Lorraine Pintal a écrit, mis en scène et interprété Madame Louis 14, un solo théâtral dans lequel elle devient la marquise de Maintenon qui nous raconte les grands moments de sa vie. Née Françoise d’Aubigné (1635-1719), le parcours de cette femme est remarquable : issue de petite noblesse, sans richesse, elle devient la tutrice des enfants de Louis XIV, ensuite sa maîtresse, puis son épouse. Françoise d’Aubigné voit le jour en prison, avant d’être recueillie par une tante qui la fait éduquer dans les couvents de l’époque. À seize ans, elle rencontre l’écrivain humoriste Paul Scarron et accepte de l’épouser. Madame Scarron tient salon, se cultive en rencontrant les amis artistes de son mari, agrandit son réseau de relations et tisse des liens avec une autre Françoise, Madame de Montespan, qui pense à elle comme gouvernante des enfants illégitimes du Roi. Elle acquiert par la suite les titres et le château de Maintenon où elle élève les bâtards royaux. En avril 1683, elle épouse secrètement le roi de France et de Navarre, à l’époque « le plus grand roi du monde ». Elle finira ses jours à Saint-Cyr, l’école pour jeunes filles qu’elle a fondée afin que les femmes acquièrent un savoir, condition essentielle dans un rapport éclairé au pouvoir.

Lorraine Pintal a créé un nombre impressionnant de spectacles de théâtre, mettant en scène des œuvres du répertoire québécois ou classique, en passant par les textes contemporains. Aussi réalisatrice à la télévision, metteure en scène au théâtre et à l’opéra, animatrice à la radio et comédienne, Lorraine Pintal assure la direction générale et artistique du Théâtre du Nouveau Monde depuis 1992. La création de Madame Louis 14, en 1988, a fait date par l’originalité de son sujet. À l’époque, non seulement Lorraine Pintal avait elle-même écrit, joué et mis en scène cette œuvre, mais elle avait su s’entourer d’une équipe de concepteurs pour lui donner une esthétique où s’alliaient à merveille les éclairages, la scénographie, les costumes et le son. Après un impressionnant succès critique, le spectacle a tourné en France et au Canada. Une vingtaine d’années plus tard, Denise Filiatrault fait preuve d’audace en invitant Lorraine Pintal à reprendre son rôle de Madame Louis 14 au Théâtre du Rideau Vert. Personnage important de son époque, la marquise de Maintenon dépeint les rapports entre les femmes et le pouvoir à travers le récit de son destin exceptionnel, au cœur de l’histoire de France.

Assistance à la mise en scène : Bethzaïda Thomas

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Du 17 mai au 18 juin 2011
Les Fourberies de Scapin
Texte de Molière
Mise en scène de Denise Filiatrault
Avec David Savard, Carl Béchard, Normand Carrière, Marc St-Martin, Luc Bourgeois, Martin Héroux, Danièle Lorain,Émilie Josset, Arlette Sanders (distribution à compléter)

Pendant l’absence de leurs pères, Octave s’éprend de la belle Hyacinte et Léandre épouse une jolie Égyptienne nommée Zerbinette. Mais Géronte et Argante avaient d’autres projets pour leur progéniture et une fois qu’ils sont de retour, les choses se corsent. Les amoureux désespérés auront recours aux ruses de Scapin pour que leurs redoutables pères changent d’idée. Se disant au service de l’amour, le valet concevra d’aventureux stratagèmes pour parvenir à ses fins et il en profitera pour escroquer les vieux et assouvir quelques petites vengeances, au risque de subir les foudres de ses patrons. Mais Scapin vient du verbe« s’échapper » en italien et, comme son nom l’y prédestine, le prince des fourbes s’en tire toujours à bon compte. Molière a souvent donné des rôles importants aux domestiques et dans cette comédie, le valet s’avère plus brillant que le maître; il mène à sa guise, à travers péripéties et entourloupettes, les autres personnages de la pièce. Beau parleur et fieffé coquin, Scapin fait la pluie et le beau temps!

Né en 1622, Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, a marqué le théâtre en écrivant des pièces où il dépeint les travers humains avec une vérité toujours actuelle. Dans Les fourberies de Scapin, une œuvre de maturité qui parle des rapports entre maîtres et valets, entre pères et fils, le rôle-titre se décrit lui-même comme un « habile ouvrier de ressorts et d’intrigues », à l’image de l’auteur pour qui toutes les astuces de la comédie n’ont plus de secret.

La directrice artistique du Théâtre du Rideau Vert maîtrise bien l’œuvre de Molière dont elle a mis en scène plusieurs pièces qui ont remporté un vif succès. En 1993, elle a monté une première fois Les fourberies de Scapin, qui a été chaleureusement accueillie par la critique et le public. Cette fois, elle poussera plus loin sa mise en scène en s’inspirant de l’univers du cirque. Un spectacle qui, littéralement, ne manquera pas de rebondissements. Le rôle-titre sera interprété par David Savard à qui ce personnage de valet fripon va comme un gant. Il fera équipe avec Carl Béchard, Normand Carrière, Marc St-Martin, Luc Bourgeois, Martin Héroux, Danièle Lorain, Émilie Josset et Arlette Sanders. Encore une fois, le public sera ébloui et s’amusera franchement.

Assistance à la mise en scène : Suzanne Bouchard

 

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