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Du 15 février au 5 mars 2011, 20h15, le mercredi à 19h15
Histoires d'hommes
Texte de Xavier Durringer
Mise en scène Miguel Doucet
Avec Pénélope Jolicoeur, Debbie Lynch-White et Véronique Pascal

Histoires d’hommes regroupe plusieurs monologues de femmes parlant des hommes. Ces courts textes offrent une panoplie de témoignages, de sensations et de petites chansons sur l’amour. Et puis quand l’amour s’évapore, que reste-t-il ? Un espace de solitudes où trois comédiennes vagabondent d’une histoire à l’autre.

Dramaturge et réalisateur français, auteur de plus d’une quinzaine de pièces, Xavier Durringer dirige la compagnie La Lézarde pour laquelle il écrit et met en scène.

Après Je m’appelle Marilyn, en 2009, et Trois histoires de mer, en 2008, Miguel Doucet, directeur et fondateur du Théâtre Globe Bulle Rouge, conclut sa trilogie de Trois femmes.

Scénographie et éclairages Catherine Fasquelle
Conception sonore et graphique Pénélope Jolicoeur

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Une production Théâtre Globe Bulle Rouge

Prospero, salle intime
1371, rue Ontario est
Billetterie : (514) 526-6582

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 Critique
Critique
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par David Lefebvre

Pour clore sa trilogie sur les femmes, débuté en 2008 avec Trois histoires de mers suivi en 2009 de Je m'appelle Marilyn, Miguel Doucet nous présente Histoires d'hommes, du dramaturge français Xavier Durringer. La pièce est un amalgame de monologues écrits pour des femmes, des textes parfois dénonciateurs, songeurs, révoltés, tendus : de petites vérités toutes aussi jouissives les unes que les autres.

Si les fameuses histoires ont un lien direct ou indirect avec la gent masculine, la violence, les salauds, les maris riches, ce sont surtout des récits pour, par et avec des femmes totalement contemporaines en mal d’amour. Elles parlent ainsi de drague, de « pétasserie» , de séparation, de névrose, de perte de confiance, de défonce, de jalousie, d'animaux de compagnie, de solitude, d'hôtels, de sexe et d'amour. Les thèmes trouvent définitivement écho dans la salle, dans lesquels plusieurs spectateurs, surtout spectatrices, se sont reconnus. Soulignons, d'ailleurs, l'excellente adaptation québécoise du texte de Durringer.

La mise en scène ludique et sexy de Miguel Doucet donne toute la place au trio de comédiennes qui excelle dans les nombreux rôles avec un talent certain, de la femme chatte à la femme trompée, défoncée ou seule. Déjà en mouvement lorsque le public entre dans la petite salle, elles plongent tête première et avec un plaisir non dissimulé dans toutes ces tranches de vie et ces confessions féminines, s'amusant avec le public, récitant quelques vers ou entonnant quelques chansons avec aplomb. On découvre ainsi la puissante voix de Debbie Lynch-White, touchante et juste, ainsi que celle de Pénélope Jolicoeur, qui donne dans un tout autre registre, plus près du pop électro des années 80, sur une musique de Richard Jolicoeur. Véronique Pascal complète de brillante façon la distribution, en séductrice, femme forte ou naïve ; toutes trois étonnent et provoquent le rire par une posture, un déhanchement ou simplement une phrase bien envoyée.

Certaines images de la mise en scène se révèlent même cathartiques : on crie, on fait le ménage dans les vêtements de l'ex, on démembre un mannequin nu qu'on trimbale depuis le début. La trame sonore aide, à certains moments, à entrer dans le monde de ces femmes : éclectique, fournie, elle accumule énormément d'échantillons de hits dance et rock. De savoureux petits moments musicaux trop courts.

Histoires d'hommes propose tant de monologues - une cinquantaine, dit-on - que la pièce nous semble par contre un brin longue, du moins touffue, aux sujets parfois récurrents. L'idée est, par contre, générale, puisque le spectacle ne souffre d'aucun temps mort.

Fragments de portraits de femmes en chagrin d'amour, Histoires d'hommes s'avère amusant, proposant un trio féminin percutant, tout aussi drôle qu’attachant.

18-02-2011

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